La Ministre de la Santé a pris l’arrêté du 4 mai 2018 organisant le dépistage national du cancer du col de l’utérus en gardant en dépistage primaire : le frottis cervico utérin (FCU). Ce dépistage est en cours depuis le 17 janvier 2019. Or, il a été admis par la communauté scientifique et rappelé aux autorités que le test viral HPV, avec sa sensibilité supérieure de 30% à celle du frottis, pourrait éviter chaque année 300 décès, si il était permuté en dépistage primaire avec un frottis en complément. De nombreux pays l’ont déjà bien compris, et ont modifié leur stratégie de dépistage en conséquence mais la France prend du retard.

➤ Une perte de chance caractérisée pour des centaines de milliers de Françaises

C’est pourquoi des patientes, des proches de malades, des experts ou encore des représentants d’associations et de syndicats professionnels ont trouvé indispensable de se fédérer au sein d’un collectif pour appeler à la responsabilité des décideurs ainsi qu’à la responsabilité des gynécologues et des professionnels de santé qui ont un devoir d’information du patient.

Le collectif HPV Maintenant ! est né.

“Avec le collectif “HPV maintenant”, nous portons aujourd’hui une revendication clairement énoncée aux autorités de santé publique : la bascule du test HPV en dépistage primaire dans le cadre de l’actuel DOCCU en cours puis le frottis en test complémentaire. Nous ne pouvons pas accepter la situation d’aujourd’hui alors qu’un simple calcul épidémiologique démontre que l’adoption du test HPV permettrait de diminuer par deux les cancers et pré cancers par rapport au FCU”

Mr Richard Fabre
Porte-parole du Collectif HPV maintenant

Nous nous sommes fixés 3 missions :

  • Informer le grand public sur la supériorité évidente du test HPV et lui donner les moyens de se mobiliser à ses côtés

  • Sensibiliser les gynécologues, les médecins généralistes, les sages-femmes, les biologistes en charge de mettre en œuvre le DOCCU

  • Promouvoir toutes les actions qui vont dans le sens d’une éradication à terme des cancers gynécologiques et ORL, liés à la présence du virus HPV

Citoyen(ne)s soucieux(ses) de votre santé, professionnel(le)s de santé engagé(e)s, rejoignez notre combat et défendons ensemble la démocratie sanitaire.

Le cancer du Col de l’utérus dans le monde et en France

Dans le monde, le Cancer du Col de l’utérus est la 4ème cause de cancer et de mortalité chez les femmes. L’infection au virus papillomavirus est une des trois principales infections sexuellement transmissibles (IST) qui concerne la population générale et la première des IST virales. Très fréquent et bénin chez les jeunes femmes, le virus HPV est naturellement éliminé par 90 % d’entre elles en 3 ou 4 ans. En cas d’infection de plus de 5 ans, des lésions précancéreuses peuvent apparaître. 10 à 25 ans plus tard, sans prise en charge, un cancer invasif peut se développer.

En France, environ 3 000 nouveaux cas et 1 100 décès par an sont répertoriés pour ce cancer qui se diagnostique en moyenne à 51 ans. Depuis les années 2000, un net ralentissement de la diminution de l’incidence et de la mortalité est observé comme si les efforts déployés en France étaient arrivés au maximum de ce que l’on peut en attendre avec les stratégies mises en place.

Nos actualités

  • 13/05/2019 : Le collectif HPV Maintenant! interpelle les candidats aux élections européennes pour connaître leur position sur le guide de bonnes pratiques européennes de 2015 en matière de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus
    ➤ Consulter la lettre envoyée aux candidats

 

  • 10/05/2019 : Note d’information “frottis bashing” ou “medicine based evidence”?, en réponse au communiqué de presse du SMPF du 30 avril dernier
    ➤ Consulter la note d’information

 

  • 18/04/2019 : Conférence de presse de lancement du Collectif HPV Maintenant en présence de 16 journalistes de la presse médicale professionnelle et grand public. Une quarantaine de retombées média obtenues après une semaine.
    ➤ Consulter le dossier de presse de la conférence